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Exposition

Exclure, persécuter, réintégrer · Des victimes de la législation antisémite à la faculté de droit de Paris (1940-1945)

La bibliothèque Jean-Claude-Colliard est heureuse d'accueillir à son tour l'exposition Exclure, persécuter, réintégrer · Des victimes de la législation antisémite à la faculté de droit de Paris (1940-1945).

Cette exposition, réalisée par le professeur Jean-Louis Halpérin et la bibliothèque interuniversitaire Cujas et installée en son sein en 2025, puis à l'université d'Assas, prend place en cette fin d'année 2026 à la bibliothèque de droit Jean-Claude-Colliard.

L'exposition est composée de deux actes distincts et évoluera au fil du temps. N'hésitez pas à y retourner de temps en temps pour découvrir les nouveautés !

Accès libre et gratuit sans inscription


Mise en contexte

De 1940 à 1944 la législation antisémite du régime de Vichy s’est appliquée à la Faculté de droit de Paris. L’exclusion des juifs de la fonction publique, actée dès la loi du 3 octobre 1940, conduisit à la fin des fonctions de cinq professeurs, William Oualid, Albert Aftalion, René Cassin, Henri Lévy-Bruhl et Roger Picard. Au cours de l’Occupation, des étudiants en droit, d’anciennes étudiantes et d’anciens étudiants de la Faculté de droit furent déportés comme juifs et assassinés par les nazis.

L’exposition « Exclure, persécuter, réintégrer. Des victimes de la législation antisémite à la Faculté de droit de Paris (1940-1945) » entend rappeler et analyser ces exclusions et persécutions au sein même de ce qui était la première faculté de droit du monde, en explorant les fonds documentaires conservés par la bibliothèque Cujas, les archives de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, les Archives Nationales, et le Mémorial de la Shoah.

Les documents exposés montrent comment la législation antisémite a été appliquée à la Faculté de droit de Paris et quelles formes de résistance se sont développées dans la communauté universitaire. Malgré la réintégration de ces professeurs, aucune cérémonie solennelle n’a cherché à réparer le préjudice de la discrimination qu’ils ont subie. La mémoire des étudiants et étudiantes déportés et résistants s’est quelque peu effacée.

Quatre-vingts ans après la fin de la guerre, cette exposition est une forme de réintégration symbolique de ces victimes dans la mémoire de la Faculté de droit de Paris et des universités qui en sont les héritières.

Texte : bibliothèque interuniversitaire Cujas